[Festival] God’s Puzzle de Takeshi MIIKE
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Choix du FilmAfin d’ouvrir les hostilités du Festival Kinotayo (voir le lien en bas d’article) j’ai décidé d’aller voir un Takeshi MIIKE. Pour moi, il représentait un divertissement typiquement japonais assuré, et en bon fan de sciences qui se respecte je me devais d’y aller pour vérifier la véracité des théories. Mais avant tout, c’était mes premiers pas vers une projection en dehors des sentiers battus des cinémas commerciaux, avec l’ambiance si particulière qui allait déterminer mon investissement sur la suite du festival. A posteriori, si j’ai décidé de reprendre le blogging, c’est que tout s’est parfaitement bien passé non ?
Trop de Science Tue…Tout l’intérêt du film tourne autour de ces deux personnages très stéréotypés dans la plus pure des traditions japonaises : d’un côté Motokazu, jeune homme plein de rêves en tête qui se destine à devenir la plus grande rock star du pays, et de l’autre Saraka, jeune fille surdouée de 17ans bien plus terre à terre qui a lancé la création d’un accélérateur de particule à collisions en double cercle hors sol ! Wait ! WTF ! Le dernier en date est le LHC en Suisse il a fallut 10ans pour mettre en activité ce gigantesque anneau metallique de 27km ! Il fallait cependant accepté d’avaler la pillule pour avancer un peu plus loin et se rendre compte, qu’hormis ce détail (de taille !) tout le reste est conforme aux pratiques scientifiques en cours. Heureusement, ou plutôt, malheureusement, parce qu’ayant affaire à des petits génies ultra précoces, les choses vont se corser pour le spectateur non abonné à Sciences & Vie, lorsque les gamins vont se battre à grand coup de théories bien complexes. Tout va être énoncé dans tous les sens, à un débit que même les professeurs du CERN n’oseraient même pas immaginer, pensant que leur cerveau manquerait de terminaisons neuro-synaptiques pour les suivre. Alors forcément on s’y perd, on lache prise, on ne cherche même pas à vérifier sur Wikipédia en rentrant chez soi…
… ou pas !Puis il y a le vieux geek en font de salle, l’oeil pétillant qui a tout compris, ou presque, et qui en réclame : Ok, c’était moi, surement le seul et tellement heureux de voir ce vieux fantasme se réaliser, dans des conditions optimales de geekisme absolue : un film japonais, de Takeshi MIIKE qui plus est, une idole japonaise associale qui se glisse dans des positions imprévues digne du best of fanservice pour te montrer le galbe parfait de sa poitrine push-upé, à la limite de l’AV, le tout dans un contexte scolaire avec des ados amoureux, un cadre déjanté, des petits oiseaux bleus et du rock bien qu’un poil trop commercial. La perfection n’est pas de ce monde, mais on y été presque non ? Et puisque ça ne suffit pas, il y a un tas de petit gadgets, un soupçon de film d’espionnage, et… et…
Et l’Humanité alors ? Qui va la sauver ?Et cette fille a qui on je donnerai le bon Dieu sans confession va voiloir commetre l’irréparable : recréer le Big Bang dans un environnement expérimental, tiens au hasard, elle a un accélérateur de particule sous la main, suffit de le hacker non ? -geek hors service, femme fatale spottée- Motokazu n’est pas de taille à rivaliser évidement, il a déjà ses propres ennuis comme tout à chacun, mais il va lui rappeler les fondamentaux, non pas scientifiques cette fois, de l’éducation japonaise : le respect de l’humain et du divin, mais je rassure tout le monde, pas de plaidoyé moraliste à l’horizon. Le cas de conscience nait : « Dieux a créer l’Univers où je vis, donc si je tente d’en faire de même et s’il existe il m’en empêchera n’est-ce pas ? Car sinon je deviendrai Dieu à mon tour. » Ne serait-ce pas un fragment de la thèse Cartésienne à l’origine des sciences moderne ? Bon je m’arrête là, il y a un twist qui fait mal à la fin et je ne voudrai pas le spoiler. En tout cas, il est juste un peu dommage de constater que le film souffre de quelques coups de mou ça et là et que certaines portes, comme celle des jumeaux n’ont pas été véritablement exploités. Les détracteurs seront sans doute légions, car c’est loin d’être le film de l’année, mais en fin de compte j’y ai pris plaisir .
Une Séance de CinémaA l’Orangerie de Roissy-en-France, on ne fait pas les choses à moitié : Un public composé de bobos, de conseillers d’administrations divers et de leurs enfants. Petite exposition à l’entrée avec un auteur essayiste en dédicace, et cadre très luxueux malgré une assise pas forcément très confortable. (On n’est pas à l’UGC de la Défense non plus…) le tout pour 3 petits €uros et avec bar à sushi en sortant, on met les petits plats dans les grands. Chose que j’ai énormément apprèciée, comme l’ouverture officielle du festivale s’est faite sur place, ils ont décidé de nous passer avant la projection l’intervention du président d’honneur Gérard Depardieu qui selon ses propos « aime Kurosawa et le thé vert japonais », puis nous avons été gratifié d’un discours de monsieur le maire en personne, ainsi que le président de Kinotayo : Michel Motro venu nous parler principalement du procédé de selection des films. Voyant les effort mis en place par les organisateurs et la bonne soirée passée, je ne pouvais que répondre présent pour aller voir les 6 autres films que j’avais pré-sélectionné à la Maisaon de la Culture du Japon à Paris la semaine suivante. |
« Le frère cadet et jumeau de Motokazu part en voyage à l’étranger sans en informer personne. Motokazu doit assister, à la place de son frère, au séminaire de l’université où son frère est inscrit. Mais il n’a pas la même intelligence, ni la même culture et encore moins le même caractère. Un professeur charge Motokazu d’une mission : faire participer Saraka, une étudiante particulèrement douée, au séminaire, mais celle-ci s’y refuse. En pensant à son petit frère, il se console et accepte la mission. Il décide de rencontrer Saraka chez elle par curiosité. Dès leurs premiers échanges, il est captivé par la personnalité de Saraka, et lui pose une question ‘Pourrait-on fabriquer un univers ?’. Le lendemain, la jeune femme est présente au séminaire, la question a atteint sont but ! Pour Motokazu il convient maintenant d’établir une réelle relation, mais également de mettre en place cette nouvelle mission: créer un univers en équipe avec elle… »
(ESPAGNE) Sitges 2008 – Prix du Jury New Vision
Takeshi Miike aime faire les choses à moitié et se mettra à dos beaucoup de monde à cause du nombre incalculables de théories scientifiques balancées à la minute sans aucune explications qui noieront le néophyte. Ceci dit rien n’est maltraité, hormis quelques passages peu dynamiques qui contraste avec l’esprit décalé qui ressort du film en général. Pour un public de geeks avertis seulement.
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